L'Aurore - DRAME MUET

L'Aurore est un film américain réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau en 1927

Durée : 1h37

Sortie : 11 octobre 1928  (France)

Réalisateur : Friedrich W. Murnau

 

D'après A Trip to Tilsitt (Histoires lituaniennes) de Hermann Sudermann

Genre : Muet - Drame

Nationalité : américaine

Distribution
 

Synopsis 

Une femme de la ville, qui passe ses vacances dans un petit village, séduit un fermier et le convainc de tuer son épouse. Mais au moment de noyer l'épouse dans le lac, le fermier ne s'y résout pas et sa femme s'enfuit attrapant un tramway qui passe. Le fermier la suit, et le tramway amène les deux époux à la ville. Là, progressivement, ils se retrouvent, découvrant le rire et la fête dans l'atmosphère urbaine, avant de s'en retourner chez eux. Mais une violente tempête les attend sur le lac. Le fermier, se croyant le seul survivant du naufrage et son épouse morte pour de bon, tente de tuer la séductrice de la ville. Mais sa femme a pu être sauvée et, au moment où l'aurore se lève, les deux époux se retrouvent dans leur amour, alors que la femme de la ville s'enfuit.

Critique Télérama - Frédéric Strauss

Le plus grand film de l'his­toire du cinéma ? La question qui agita la critique au sujet de L'Aurore continue à se poser : il n'est pas sûr qu'on ait fait mieux depuis 1927 que ce film muet d'une beauté à couper le souffle. C'est la pre­mière réalisation de Murnau à Hollywood, où la Fox l'avait attiré en lui promettant des moyens supérieurs à ceux qu'il avait en Allemagne, et une liberté totale. Il en fit un excellent usage, transformant en fresque lyrique un drame conjugal simple comme bonjour.

 

Le bonheur rayonnant d'un couple de paysans est menacé par une vamp toute de noir vêtue. Mais, à l'occasion d'une fuite vers la grande ville et ses joyeuses attractions, un sursaut de félicité réunit le mari et sa femme. A nouveau amoureux, ils rentrent chez eux quand s'élève la tempête...

 

Tout en opposant sentiments purs et séduction vénéneuse, fidélité rassurante et dangers de la passion possessive, L'Aurore se garde d'être une fable moraliste. Ce qui intéresse Murnau, ce sont les forces qui dominent l'homme et peuvent le faire sombrer dans les ténèbres ou le ramener à la lumière. Il inscrit ses personnages dans des plans composés comme des tableaux, et parfois même inspirés directement de certains peintres, notamment Edvard Munch. Les décors du film furent construits en fonction des plans dans lesquels ils devaient apparaître, avec des perspectives calculées pour la caméra. Une technique qui ne sera plus utilisée par la suite, et qui rend ce film spectacu­laire définitivement unique en son genre.

gallery/distrif

Avec : George O'Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingstone